
Le chef de l’Etat compte sur un revirement de l’opinion irlandaise, qui permettrait à Dublin d’adopter le traité de Lisbonne lors d’un second référendum.
A la veille de son voyage en Irlande, prévu le 21 juillet, et alors que la France préside l’Union européenne, le chef de l’Etat a donc choisi d’appliquer la même recette qu’à l’époque de l’adoption du Traité de Maastricht.
«Les Irlandais devront revoter et je mettrai le veto à tout élargissement tant qu’il n’y aura pas de nouvelles institutions», a lancé le chef de l’Etat lors d’un buffet à l’Elysée.
En 1992, le Danemark avait dit «non» au traité instituant l’Union européenne. Avant de voter «oui» l’année suivante au terme d’une campagne d’information(traduisez:lavage de cerveau européiste) menée par le nouveau premier ministre, Poul Nyrup Rasmussen.
Une concession majeure envisagée
Le même scénario s’est produit en Irlande pour le traité de Nice en 2001. Les Irlandais, obligatoirement consultés en cas de traités de ce type, avaient commencé par dire «non». Avant de voter «oui» l’année suivante, là encore au terme d’une campagne active en faveur de l’Europe(SIC).
C’est cette solution que semble avoir choisi Nicolas Sarkozy. La semaine dernière, il avait expliqué au Parlement européen qu’il espérait proposer «une solution en accord avec le gouvernement irlandais, soit au mois d’octobre, soit au mois de décembre».
Le nouveau vote pourrait par ailleurs, selon Le Monde, s’accompagner d’une concession majeure à l’Irlande : le traité de Lisbonne prévoit de réduire la taille de la Commission européenne. Nicolas Sarkozy serait prêt à revenir sur cette mesure et à conserver 27 commissaires européens, un par pays membre.
Nicolas Sarkozy compte sur le fait que les autres pays de l’UE adoptent tous le traité de Lisbonne. La Pologne, un temps rebelle(SIC), a annoncé qu’elle voterait «oui».
Source:lefigaro.fr
Les Eurocrates raisonnent de la manière suivante:”le Peuple vote mal?Alors,changeons le Peuple!”.La proposition de Sarko de faire revoter le peuple irlandais sur le Traité de Lisbonne quelques semaines seulement après que celui-ci se soit prononcé contre son adoption illustre bien le caractère anti-démocratique de l’Europe de Bruxelles.Cette Europe ne se construit pas avec les Peuples,pour les Peuples,mais CONTRE les Peuples,au profit d’une clique de dirigeants et de technocrates totalement coupée des Peuples,de leurs aspirations,et de leurs préoccupations.Gageons que pour faire changer d’avis les Irlandais et les faire voter “bien”,une intense campagne de matraquage médiatique culpabilisatrice européiste va être mise en oeuvre.Tout cela est écoeurant…